Histoire de New York

Une histoire de New York, personnelle, of course.

La Grande Pomme concentre à elle seule l’essence de l’histoire des États-Unis. Mais c’est surtout une histoire de succès, de superlatifs et de symboles.

The Beginning

Avant la conquête des Amériques, l’île de Mannahatta est occupée par les Lenapes, une tribu amérindienne de langue algonquienne. Ce sont d’abord les hommes du Florentin Giovanni da Verrazzano, envoyé par François Ier, qui explorent depuis la mer les côtes de l’actuelle New York en 1524. La baie est alors nommée la « Nouvelle-Angoulême ». Mais un Anglais, Henry Hudson, qui débarque le premier dans cette région. Le comptoir attire rapidement des colons et est rebaptisé « Nouvelle-Amsterdam ». Le gouverneur de la colonie néerlandaise achète alors aux Amérindiens l’île de Manhattan. Les relations entre colons britanniques, colons néerlandais et Amérindiens se dégradent au point qu’en 1643 une palissade est bâtie par le directeur général de la Nouvelle-Néerlande pour établir une protection, à l’endroit que l’on appelle aujourd’hui Wall Street. En vain, puisqu’en 1664, les Anglais s’emparent de la ville. La Nouvelle-Amsterdam devient La Nouvelle York.

Credit: Getty Images/Stock Montage
Henry Hudson, qui donne son nom au fleuve


Only business, no politic


Les XVIIe et XVIIIe siècles marquent la lente croissance de la ville, qui ouvre son port au commerce d’esclaves. En 1785, neuf ans après la Déclaration d’indépendance, New York est déclaré par le Congrès continental capitale des États-Unis. C’est ainsi sur Wall Street, au balcon du Federal Hall, que George Washington, le premier Président, prête serment sur la Bible. Mais le pouvoir politique est déplacé dès 1789 : le Congrès s’installe à Philadelphie. La ville ne peut alors compter que sur son économie pour prospérer.

Et le dynamisme économique est au rendez-vous. Tout au long du XIXe siècle, des infrastructures relient New York au reste de l’Amérique : canaux, lignes ferroviaires, routes, etc. Un des premiers navires à vapeur, le Clermont, construit par Robert Fulton, navigue sur l’Hudson en 1807. Le port, par lequel transite une grande majorité des marchandises en tout genre entre l’Amérique et l’Europe, devient rapidement une plaque tournante indispensable au commerce mondial. New York développe aussi ses activités, s’étend sur les autres îles de la baie et diversifie ses industries. La finance n’est pas en reste. Les bourses fleurissent, les banques se multiplient. Cette association du port, de l’usine et du négoce fait de New York la ville la plus puissante des États-Unis à la fin du XIXe siècle. Et assurément, c’est séduisant.

Vintage: Snow Removal in the New York City (late 19th Century) |MONOVISIONS - Black & White Photography Magazine
New York au XIXe siècle


Eldorado

Les événements européens ont en effet motivé près de 10 millions d’hommes et de femmes à venir s’installer à New York : Irlandais fuyant la famine, Allemands quittant les révolutions de 1848. Tous se regroupent par communautés, parfois dans des tenements, petits appartements insalubres, car la ville étant vite saturée, il devient de plus en plus difficile de se loger. Dès lors, la population sort de New York, vers Brooklyn, Jersey City, Newark, d’autant que les réseaux de transports intra et extra-urbains se déploient. En 1898, Manhattan, le Bronx, Brooklyn, le Queens et Staten Island fusionnent leur administration. C’est la première ville mégalopole.

En bref, la ville est, en 1900, la ville industrielle la plus importante du monde, la plus peuplée des États-Unis, et elle accueille le premier port du monde. Le XXe siècle commence sous de bons auspices.


Port de New York, 1907

Vingtième siècle


Les années 1910 étaient celles des premiers gratte-ciel et de l’arrivée de nouveaux immigrants, venus majoritairement de Pologne et d’Italie. Les années qui suivent sont plus difficile, avec de nombreux conflits sociaux : les grèves de 1919, l’attentat de Wall Street en 1920, la prohibition qui favorise la contrebande d’alcool, terreau fertile pour les mafias, sans oublier le krach boursier de 1929, à la bourse de Wall Street, qui plonge dans la misère une partie des New-Yorkais. Le maire Fiorello LaGuardia marquera les années 1930 en redressant l’activité de la ville et en lançant un programme de construction : l’Empire State Building et le Rockfeller Center s’élèvent alors au milieu de Manhattan.

La Seconde Guerre mondiale épargne relativement New York, qui accueille écrivains, artistes et scientifiques européens fuyant leur pays. Le siège de l’ONU y est installé en 1951.

Empire State Building — Wikipédia
L’Empire State Building


L’après-guerre est marqué par un recul économique. Le port de New York décline, les usines quittent le centre ville, le chantier naval de Navy Yard ferme ses portes en 1966. La culture prend alors le relais, notamment grâce à la Foire universelle de 1964-1965 et au marché de l’art. En parallèle, apparaissent le Pop Art, le minimalisme, la Beat Generation, le punk… Une génération entière, abreuvée de Rimbaud et de Verlaine, rompt avec ses aînés et s’épanouit dans la contre-culture. New York continue d’influencer le monde.

En 1973 est inauguré le World Trade Center, les célèbres tours jumelles. La même année que le choc pétrolier, dont les conséquences économiques condamnent certains quartiers à sombrer dans la criminalité. Une mauvaise réputation entoure alors la ville, renforcée par les tensions raciales et les attentats à la bombe qui ont lieu dans les vingt années suivantes. Les investisseurs reviennent après le mandat de Rudy Giuliani (1994-2011), qui lutta sur tous les fronts pour nettoyer sa ville des délits et des mafias. Celui qui fut un des rares maires républicains de New York parvient tant bien que mal à faire baisser la criminalité pour aborder le nouveau millénaire.

Vingt-et-unième siècle

La suite est connue de tous. Le 11 septembre 2001, deux avions de ligne s’écrasent contre les tours jumelles. Le monde américain est touché en plein cœur. Mais la vie new-yorkaise continue, et la Grosse Pomme est encore un des pôles culturel, économique et touristique majeur des États-Unis.

La ville qui ne dort jamais, est pleine d’édifices historiques et connus de tous, de symboles indestructibles. Parmi eux, l’iconique Statue de la liberté, construite en 1886 par trois artistes français – Eugène Viollet-le-Duc, Gustave Eiffel et Auguste Bartholdi.




Marcus Tullius n’est pas historien et ce texte ne saurait revendiquer la rigueur des ouvrages spécialisés. Vous remarquez une erreur dans cette histoire de New York, vous voulez suggérer un ajout ? Merci de lui en faire part en commentaire.

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