Histoire de Rio de Janeiro

Affiche Rio de Janeiro

Une histoire de Rio de Janeiro, personnelle.

Le carnaval, les plages, le Corcovado… Rio de Janeiro fait rêver les touristes et les artistes du monde entier.

Expansion européenne 

Avant l’arrivée des Européens le 1er janvier 1502, la région est peuplée par plusieurs peuples amérindiens. Les Français et les Portugais, tout en commerçant avec les indigènes, se disputent le contrôle de la baie de Guanabara. À la fin du XVIe siècle, les Portugais chassent définitivement les Français de la colonie qu’ils avaient installée, la France antarctique, et créent la ville de Rio de Janeiro, littéralement la « rivière de janvier ». Ce qui n’est encore qu’un petit village devient vite un lieu de transit stratégique pour les navires qui relient l’Europe, les colonies africaines et l’Amérique du Sud. Rio grandit, s’arme de forteresses pour se protéger des tribus indigènes et des flibustiers, et prospère.

Les relations entre les Français et les Portugais ne se pacifient pas. En 1711, Rio est le théâtre éloigné des hostilités franco-portugaises lors de la guerre de Succession d’Espagne : l’amiral français René Dugain-Trouin mène un raid sur la ville et parvient, contre toute attente, à s’en emparer. Les Portugais demeurent sur place, forcés de payer tributs et rançons. Néanmoins, au cours du XVIIIe siècle, la ville s’enrichit grandement, notamment grâce à l’or et aux diamants du Minas Gerais, une région voisine, et devient ainsi le port le plus important du Brésil. L’administration coloniale s’y établit définitivement. Rio devient la capitale coloniale du Brésil, à la place de Salvador de Bahia.

Corcovado, le Christ de Rio est l'oeuvre d'un sculpteur français
Le Corcovado, ou le Christ rédempteur


Indépendance(s)

En 1808, Rio devient même la capitale du Portugal, la famille royale ayant fui devant l’expansion de l’empire napoléonien en Europe. Quelques années plus tard, en 1822, Rio devient la capitale de l’Empire du Brésil, indépendant du Portugal. Le pays se modernise, et la capitale devient le centre du pouvoir brésilien, d’où partit la décision de l’empereur Pierre II d’interdire l’esclavage, en 1850. La ville se transforme peu à peu : les esclaves et leur famille, récemment libres, quittent les exploitations et migrent vers les villes. Apparaissent ainsi les premières favelas.

Mais les propriétaires terriens, farouchement opposés à l’interdiction de l’esclavage, prennent les armes et renversent l’empereur en 1889. C’est le début de la République des États-Unis du Brésil, ou la république café com leite, café au lait, du nom des deux principales activités économiques du pays.

Le Pain de sucre : Le mont du Pain de sucre à Rio de Janeiro
Le pain de sucre

Le vingtième siècle

Les membres de l’industrie cafetière monopolisent le pouvoir, au détriment de la classe moyenne grandissante qui n’a pas le droit de vote. Le début des années 1920 est marqué par une grave crise économique, des grèves et l’instauration de la loi martiale. La crise de 1929 finit de semer le trouble et, en 1930, un coup d’État renverse l’oligarchie cafetière. Getúlio Vargas est nommé président de la République. Il légifère en faveur du droit de vote universel, à bulletin secret et ouvert aux femmes. Devenu dictateur en 1937, il se range, lors de la Seconde Guerre mondiale, d’abord du côté des Allemands et de l’Axe jusqu’en 1944, puis du côté des Alliés.

À partir des années 1950, le Brésil s’ouvre sur le monde. En 1960, pour apaiser les conflits entre São Paulo et Rio de Janeiro, est inaugurée la nouvelle capitale brésilienne : Brasilia, où le président démocrate et réformateur Juscelino Kubitschek s’installe. Le pouvoir politique ayant migré, Rio développe son exposition culturelle et ses qualités touristiques. L’administration, elle, peine à rivaliser contre les groupes paramilitaires qui contrôlent encore la ville.

Que reste-t-il alors, dans l’histoire de Rio de Janeiro ? La culture, la bossa nova, les délicieux pão de queijo, puis les magnifiques plages de Capacabana et d’Ipanema, le Maracanã, le célèbre jardin botanique, le Pain de sucre, et bien sûr le Corcovado, le Christ Rédempteur, qui culmine à 710 mètres. Cette statue, haute de 38 mètres, réalisée par le sculpteur français Paul Landowski et l’architecte brésilien Heitor da Silva Costa, veille sur les Cariocas, les bras en croix.

Marcus Tullius n’est pas historien et ce texte ne saurait revendiquer la rigueur des ouvrages spécialisés. Vous remarquez une erreur dans cette histoire de Rio de Janeiro, vous voulez suggérer un ajout ? Merci de lui en faire part en commentaire.

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