Histoire de Washington

affiche washington

L’histoire de Washington ? Que dire…

Une ville créée et pensée pour administrer. C’est à Washington D.C. que se situent la Maison Blanche, la résidence du président américain, et le Capitole, où sont installées les deux chambres du Congrès – le Sénat et la Chambre des représentants. Mais aussi la Cour suprême, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. La culture n’est pas en reste : la bibliothèque du Congrès est la plus grande du monde, les Archives nationales ou encore les nombreux mémoriaux ont contribué au renom de la seule ville américaine à ne dépendre d’aucun État. Les habitants de Washington ne sont donc pas représentés au sein du Congrès. Une ville faite pour les États-Unis d’Amérique. Puissante. Symbolique.

Fondation

Le Residence Act, signé en 1790 par les Pères fondateurs (Georges Washington, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et consorts), arrête la localisation de ce qui deviendra la capitale fédérale des États-Unis : la ville s’érigera à la confluence d’un fleuve, le Potomac, et d’une rivière, l’Anacostia. Le lieu est idéal, ni trop au nord ni trop au sud. Pierre Charles L’Enfant, architecte et ingénieur civil français, en dessine les plans : un carré de 16,2 km de côté. En 1800, on inaugure Washington, officiellement appelée le District of Columbia, et l’année d’après, on la consacre « capitale ».

George Washington
Capitale

Une dizaine d’année plus tard, en 1812, le Congrès vote pour la première fois une déclaration de guerre. Les Américains, neutres dans les conflits qui opposent la France de Napoléon à l’Angleterre, voient pourtant leurs navires commerciaux fréquemment capturés par les Anglais, qui souhaitent priver les Français de son commerce maritime, en réponse au blocus continental que Napoléon a mis en place en 1806 pour asphyxier l’Angleterre. Les tensions grimpent, surtout qu’un groupe d’Américains belliqueux, les War Hawks, convainquent le président James Madison d’envahir le Haut-Canada et le Bas-Canada, colonies britanniques. Un détachement anglais, après nombre de péripéties, s’empare de Washington et la détruisent presque en totalité. En cendres, Washington est reconstruite une fois la paix signée, en 1814, et demeure la capitale des États-Unis, envers et contre tout. La résidence présidentielle, qu’un incendie a noircie, doit être ravalée. Elle devient la « Maison Blanche ».

James Madison
Croissance

Bien que capitale, la ville peine à s’imposer et à grandir. Il faut attendre la guerre de Sécession, qui requiert sur place beaucoup de fonctionnaires et de soldats et qui fait fuir des plantations du Sud un nombre important d’esclaves, pour que la population croisse et que Washington acquiert une certaine légitimité.

Mais si la ville a trouvé sa population, elle doit désormais se développer. Alexander R. Shepherd, gouverneur du district, s’y attelle en 1871 : il façonne les reliefs, installe des conduits d’égouts, des circuits d’eau et d’électricité. Il pave aussi les rues, inaugure des parcs, etc. Les finances sont certes ruinées, mais la ville est moderne et embellie, une belle vitrine pour les États-Unis. Commencent en 1922 l’érection des mémoriaux, dont le premier : le Lincoln Memorial.

Les deux conflits mondiaux du XXe siècle finissent d’affermir l’influence de la ville à l’échelle nationale comme internationale. La population augmente et atteint 900 000 habitants en 1945. La paix retrouvée, les Blancs migrent en banlieue, les Noirs restent en centre-ville. Washington devient Chocolate City (c’est son surnom). Les années ont passé, et comme ailleurs, les populations les plus riches ont réinvesti le centre. Aujourd’hui, l’historique bastion démocrate est très prisé des touristes, désireux de se frotter à ces monuments qui ont été le siège de nombreuses décisions qui ont fait l’histoire.

Washington, c’est le symbole de la puissance des États-Unis. Et l’histoire de Washington, c’est celle des États-Unis. Une ville bâtie nulle part, un lieu d’exception, où sont concentrés tous les pouvoirs. Une ville où vivent des hommes et des femmes qui font le système fédéral, et qui ont fait le monde. 

Marcus Tullius n’est pas historien et ce texte ne saurait revendiquer la rigueur des ouvrages spécialisés. Vous remarquez une erreur, vous voulez suggérer un ajout ? Merci de lui en faire part en commentaire.

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