Histoire de Toulouse

L’histoire de Toulouse… quelle histoire ! S’il fallait remonter jusqu’à la Préhistoire, on pourrait dire que Colomiers précède Toulouse. Sans doute un biais personnel affecte là notre objectivité. Toutefois, c’est en effet dans cette petite ville de banlieue, aujourd’hui célèbre pour le rugby et le Parti socialiste, que furent retrouvées les premières traces d’une occupation humaine de la vallée de la Garonne. Et d’ailleurs, pour l’anecdote, c’est à Colomiers qui siège aujourd’hui Marcus Parve.

Antiquité

L’histoire de Toulouse commence au IIIe siècle av. JC, alors que la région est occupée par les Volques-Tectosages, peuple celte originaire de Bohème. Un siècle plus tard, les Romains conquièrent la ville. Ils s’emparent de ce carrefour stratégique, entre d’un côté les Pyrénées et le Massif central, de l’autre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique. La ville profite donc de ce positionnement idéal pour faire commerce. Il s’agit de vin principalement, mais aussi de vaisselle, d’esclaves et de produits agricoles. Satisfaite, elle refuse de s’allier aux côtés de Vercingétorix pendant la guerre des Gaules. Colonie exemplaire du monde romain, Toulouse est célèbre, au IIIe siècle, pour le martyre de Saint-Saturnin (ou Saint-Sernin). Ce dernier, refusant d’abandonner le christianisme pour se soumettre au culte romain, fut traîné par un taureau sur plusieurs kilomètres.

Cet épisode est connu de tous les Toulousains, et pour cause : la rue qu’a empruntée le taureau charriant le martyr, qui aujourd’hui mène à la basilique Saint-Sernin, se nomme la rue du Taur. La gare de Toulouse, bâtie des siècles plus tard là où les bouviers parvinrent à abattre la bête, se nomme Matabiau. Le paysage de Toulouse sous l’Empire romain était un paysage de briques.

Image illustrative de l’article Rue du Taur
La rue du Taur
Moyen Âge

L’Empire romain déclinant, les Wisigoths s’emparent de Toulouse en 418 et choisissent de faire de la ville rose la capitale de leur royaume. La cohabitation des Gallo-Romains et du peuple germanique est difficile. Surtout lorsque le roi Euric tente d’imposer la religion des Wisigoth, l’arianisme, aux catholiques toulousains encore fidèles à Saint-Sernin. Clovis, en 507, repousse les Wisigoths et fait de Toulouse une ville rempart contre les Wisigoths, encore menaçants, qui se sont installés à Tolède. Sous les mérovingiens, le duché de Toulouse devient indépendant et doit faire face aux troupes arabes omeyyades qui assiègent, en vain, la ville. Ce siège est un prélude au fameux événement de 732, où Charles Martel et son armée repoussent les hommes d’Abd al-Rahman à Poitiers. Sous les Carolingiens, Toulouse conserve son statut de ville rempart face à la menace arabe, et peu à peu entre dans la période féodale.

Au XIe siècle, Toulouse devient une exception, et adopte le capitoulat, une administration communale composée de douze magistrats : les capitouls. À l’origine, il s’agit d’une cour de notables, désignés par le comte de Toulouse,  pour juger les affaires commerciales. Mais le comte Alphonse Jourdain meurt en croisade à Césarée. Son fils, alors occupé à combattre les Anglais, accordent aux capitouls une autonomie politique, en échange de leur fidélité. Cette administration municipale unique donne son nom à la principale place de la ville : la place du Capitole. L’hôtel de ville, aujourd’hui, y siège, là où siégeaient jadis les capitouls, dans leur tenue noire et rouge. La fin du Moyen Âge est marquée par des guerres sanglantes contre les cathares et des incendies ravageurs.

Les capitouls
Période moderne

La période la plus prospère de l’histoire de la « ville rose » commence au XVe siècle, et est due à une petite fleur : le pastel. La teinture qu’on en tire fait la fortune de nombreux marchands, parmi eux Pierre d’Assézat. Ces marchands investissent leur argent dans de magnifiques hôtels particuliers encore visibles aujourd’hui. Les conquistadors rapportent vite des Amériques un nouveau produit, l’indigo, qui concurrence sévèrement l’activité toulousaine. Mais la ville profite aussi, à cette époque, de son université, une des plus ancienne française. Un centre névralgique de la pensée humaniste dans la région.

Période contemporaine

La Révolution de 1789 met fin au capitoulat, et Toulouse entre dans le XIXe siècle sans projet industriel. La construction de la gare de Matabiau en 1856 ouvre une voie à la modernisation de la ville. Ainsi reliée à la capitale et au reste de la France, Toulouse développe son commerce et annonce de grands travaux dans le centre-ville. Dont l’architecture médiévale disparaît peu à peu.

Le tournant de l’histoire toulousaine a lieu pendant la Première Guerre mondiale, lorsque s’installent, en 1915, les premiers ateliers d’aviation : Latécoère. S’établiront plus tard Airbus et Ariane. Ces deux mastodontes de l’industrie aéronautique et aérospatiale contribueront largement au développement de la ville et de sa couronne. Ainsi, c’est à Toulouse que les mythiques Concorde, A320, A380, Beluga et consorts sont assemblés. En 2001, l’usine AZF explose, causant une trentaine de morts et marquant les esprits d’une ville entière.

Le Beluga A330-743L

Mais l’histoire de Toulouse ne peut rendre compte de l’esprit de cette ville. Il serait impossible de rendre, à la faveur d’un simple texte, la convivialité, le calme apparent et la folie joyeuse de ses habitants. Ici, le dôme de l’hôpital de la Grave, où – croyez-le ou non – l’auteur de ce texte est né. Littéralement.

Marcus Tullius n’est pas historien et ce texte ne saurait revendiquer la rigueur des ouvrages spécialisés. Vous remarquez une erreur, vous voulez suggérer un ajout ? Merci de lui en faire part en commentaire.

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